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Lundi 11 juin 2007Chères et Chers compatriotes,
Après réintégration des bulletins transmis par le Ministère de l’Intérieur et comptabilisés nuls par absence de la mention « Suppléant » (voir méthode de réintégration après cet article), la formidable énergie déployée par les Saintongeais et Royannais engagés dans la campagne de l’UDF-MODEM m’a permis de rassembler environ 8% des suffrages, soit un peu plus de 4 000 voix et d’arriver en 3ème position sur la 4ème circonscription de Charente-Maritime.
Je veux aujourd’hui remercier du fonds du coeur chacune et chacun d’entre vous qui m’avez accordé votre confiance. Je salue également la qualité de l’engagement et la loyauté de mon équipe de campagne.
La vague bleue passée, le véritable défi qui nous est posé est d’unir nos forces et nos compétences pour construire aux côtés de François Bayrou la nouvelle offre politique que les français appellent de leurs voeux. Le taux d’abstention particulièrement élevé en France comme sur nos communes (38,56%) est un nouvel indicateur du désarroi de bon nombre de nos concitoyens. A tous ceux là, nous devrons désormais montrer que le chemin parcouru en quelques semaines avec la création du MODEM ouvre une nouvelle voie, porteuse d’avenir et ouverte à tous.
Poursuivons notre engagement au service de nos communes, pour la France et la Saintonge.
Céline Alléaume.
Méthode de réintégration des bulletins UDF-MODEM enregistrés nuls sur la 4ème circonscription législative de Charente-Maritime
Pour mémoire, les bulletins de vote que j’avais soumis à la Commission de propagande de la Préfecture de La Rochelle le vendredi 25 mai ne comportaient pas la mention « Suppléant » à côté du nom de mon suppléant. L’absence de cette mention rendait juridiquement mes bulletins de vote nuls.
La Commission de propagande qui « ne peut accepter d’acheminer des bulletins et circulaires qui ne répondent pas à ses prescriptions légales et réglementaires » conformément au Mémento à l’usage des candidats publié par le Ministère de l’Intérieur en mai 2007, n’a pas identifié cette erreur technique au moment de la procèdure de validation des documents.
Ce n’est que le mercredi 6 juin en fin de matinée que la Préfecture de La Rochelle m’a alerté sur l’irrégularité relevée par deux mairies de la circonscription. A compter de ce moment, je n’ai eu que 4 heures pour faire réimprimer les 100 000 bulletins de vote à destination des bureaux de vote, faute de quoi je disparaissais du scrutin.
Grâce à l’implication opérationnelle et à la bonne réactivité de la Préfecture de La Rochelle, l’ensemble des bulletins de vote ont pu être remplacés au sein des bureaux de vote des 167 communes de la circonscription dès le vendredi matin. Mais tous les bulletins de vote qui avaient déjà été envoyés aux électeurs par le pli officiel du Ministère de l’Intérieur devenaient nuls.
Afin de prévenir toutes les personnes qui ont l’habitude de préparer à l’avance leur bulletin de vote chez elles, la Préfecture a demandé aux 167 communes d’afficher une information au sein de chaque bureau de vote. Toutes les mairies ont joué le jeu et je les en remercie vivement. Toutefois, des électeurs n’ont pas pris connaissance de l’information et m’ont apporté leur voix en utilisant les anciens bulletins. C’est ces bulletins de vote qui ont été enregistrés comme nuls au moment du dépouillement.
Afin de mesurer les conséquences du phènomène sur le scrutin, les assesseurs d’une trentaine de bureaux de vote m’ont rapporté le nombre exact de bulletins Céline Alléaume enregistrés nuls. Nous avons recoupé ces informations avec l’évolution des bulletins nuls en 2002 et 2007 pour chaque bureau de vote. Nous avons également comparé les taux obtenus sur la 4ème circonscription avec les taux obtenus sur l’ensemble des autres circonscriptions de Charente-Maritime. Le calcul final donne qu’environ 1,2% des bulletins enregistrés nuls étaient en fait des bulletins émanant d’environ 600 à 650 personnes qui m’ont apporté leurs voix en utilisant le mauvais bulletin de vote.
Ce phénomène ne remettant en aucun cas en cause le scrutin dans son ensemble, j’ai considéré qu’il n’était pas pertinent d’entamer une procédure de recours auprès de la Préfecture.
