Bilan de mes rencontres avec les agriculteurs
Quatre organisations agricoles ont souhaité me rencontrer au cours de la campagne législative :
- La FDSEA Charente-Maritime et les Jeunes Agriculteurs Charente-Maritime
- Le MODEF, la Confédération Nationale des syndicats d’exploitants familiaux
- La coordination des agriculteurs du Sud-saintonge, membres de la Chambre d’Agriculture de Charente-Maritime
Convaincue de la nécessité de renforcer le pluralisme syndical tout comme je suis convaincue de la nécessité de renforcer le pluralisme politique dans notre pays, je me suis rendue à chacune de ces invitations avec beaucoup de plaisir mais aussi beaucoup d’humilité.
Aujourd’hui, je retiens quatre points principaux :
- La France doit permettre à ses agriculteurs de valoriser leurs productions au juste prix ;
- La France doit de toute urgence simplifier les procédures administratives auxquelles elle soumet les exploitants agricoles ;
- La France doit accompagner une nouvelle génération d’agriculteurs à l’installation ;
- La France doit intégrer les besoins de l’agriculture dans sa politique de l’eau.
Candidate pour être députée sur la 4ème circonscription législative de Charente-Maritime sur un territoire qui a subi de plein fouet la crise agricole et ses conséquences désastreuses sur notre économie de Pays, je m’engage solennellement à faire de mon mandat de député une contribution de premier plan à la restauration d’une politique agricole ambitieuse pour notre Pays et respecteuse du formidable rôle social qui revient aux agriculteurs.
Céline Alléaume

20 juillet 2007 à 10:36
« La France doit accompagner une nouvelle génération d’agriculteurs à l’installation ; »
Voilà un truc qui me fait rire!
On n’a pas besoin de jeunes pour reprendre les exploitations, on n’a seulement besoin de bas à exploiter et d’argent pour acheter.
Une anecdote tellement amusante quand on sait que le monde agricole dévisse depuis des années, et que chaque paysan se prend à rêver d’être un riche propriétaire terrien.
Un agriculteur veut partir à la retraite, il a le choix entre louer à un jeune qui part de rien et à un moins jeune déjà installé. Le notaire qui le conseille lui dira de tout louer ou vendre à celui qui est déjà en place.
J’ai pratiqué ce milieu dont je suis issu à en être dégouté. Aujourd’hui les agriculteurs ne comptent plus. Ils ont vendu leur âme.
18 août 2007 à 20:46
Bonjour Patrick,
Merci pour votre message. Il me touche beaucoup car il traduit malheureusement trop bien l’expression de dépit que j’ai souvent rencontré sur notre terrain agricole.
Cela étant dit, faut-il s’arrêter là, baisser les bras et abandonner notre formidable potentiel agricole et tout ce qu’il représente pour la vie de nos zones rurales ?
De nature combative, je ne m’y résouds guère, pas plus que bien des jeunes agriculteurs que je vois chaque jour entièrement dévoué à leur passion. J’ai récemment visité de nuit une laiterie du côté de Chevanceaux. Reprise par 2 jeunes agriculteurs, 80 têtes, elle tourne à plein. Et eux avaient l’air d’y croire sacrément ! D’autant plus qu’après une politique de quotas pas assez anticipatrice, la France se retrouve désormais déficitaire pour sa production laitière.
Au plaisir de vous rencontrer pour partager votre expérience,
Céline.