François
Samedi 14 avril, François Bayrou répondait aux questions des lecteurs de Charente-Libre.
Voici sa réponse à la question : « Comment défendrez-vous les services publics en milieu rural ? »
François Bayrou : « Les services publics sont le signe que nous formons une société ensemble et qu’on ne va pas lâcher, abandonner un certain nombre des nôtres. Même si c’est vrai que les services publics en milieu rural doivent trouver une nouvelle forme : on peut, par exemple, regrouper un certain nombre de services dans un même point d’accueil avec des personnels qui aident les gens à remplir des papiers, qui les orientent, qui prennent en compte les problèmes administratifs, sociaux, etc. En banlieue comme dans les zones rurales profondes, c’est à la présence des services publics qu’on voit si notre société marche ou pas ».
Téléchargez l’intégralité des réponses de François Bayrou aux questions des lecteurs de Charente-Libre.

13 mai 2007 à 22:45
Bonjour Céline,
Comme avec Monique, ta maman postière, et tous les collègues et leurs enfants que je connais, je vais utiliser le « tu », signe de sympathie et de simplicité.
Aussi, pas d’ étonnement si ma question porte sur LA POSTE.
Je sais que François Bayrou souhaite maintenir le service public en milieu rural, en l’ occurence, LA POSTE…A ton avis, que penses-tu de la prolifération de tous ces « points Poste » (services soit disant postaux chez le commercant) au détriment des petites POSTES rurales qu’ on estime inactives. J’ ai constaté, malheureusement, que les élus de ces petites communes n’ avaient très peu de poids contre une décision pratiquement unilatérale, et que pour eux, le combat pour sauvegarder leur POSTE ne pouvait qu ‘être vain.
Je n’ ai rien contre le commerçant qui accepte le contrat, même que celà lui apporte un plus, mais prends le pouls des usagers qui sont contraints de ce genre de service et tu constateras, en fait, que cette solution ne les satisfait pas.
(services restraints, certaines opérations sur compte non autorisées, confidentialité inexistante sans secret professionnel…)
Travaillant dans différents bureaux de Saintonge, je peux témoigner de l’ inquiétude de tous ces gens de la probable disparition de leur POSTE. Ces gens, tu vas les rencontrer dans tes différentes réunions pour les prochaines élections législatives…Apporte leur une réponse qui puisse les réconforter. Merci.
J’ espère être présent à celle du 22 mai à ST GENIS, et peut-être que ce soir-là tu gagneras une voix de plus. Denis Maupomé
14 mai 2007 à 7:17
Bonjour Denis,
Je te remercie d’avoir pris le temps de nous faire partager ton expérience.
Depuis 18 mois que j’arpente nos communes, j’ai rencontré beaucoup de nos concitoyens qui m’ont fait part de leurs inquiétudes quand à l’avenir de leur bureau de Poste, et quand à l’avenir de leur village tout court : quels emplois demain pour nos enfants ? quels services de proximité restera-t-il ? comment préserver les solidarités traditionnelles que nous connaissions à travers un maillage associatif dynamique, aujourd’hui mis en difficulté par le manque de relève ?
Sans résoudre toutes ces questions ici, je crois qu’on peut dire qu’elles soulèvent au moins un mal sur lequel il va bien falloir mettre des mots : la France abandonne son monde rural. Les orientations prises à Paris sont souvent très déconnectées de notre réalité, la société française ne débat même plus des enjeux ruraux (pas une seule fois les mots rural, campagne, village n’ont été cités au cours du débat présidentiel final!). Nous ne savons plus, enfin, nous faire entendre dans le dédale des problèmes auxquels la France est confrontée…
L’évolution des services postaux tels que tu nous les rapportes est une illustration de cela. La Mission du Conseil Général des Technologies de l’Information d’avril 2004, demandé par le Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, estime à seulement 2.500 postes équivalents temps plein le gain qui résulterait de la transformation de 5000 bureaux de poste en Agences Postales ou « points poste » ! Et concluait que le gain serait mince pour La Poste, encore plus mince après déduction du coût des structures de remplacement. En clair, au strict plan financier, le démantèlement du réseau postal rural n’a qu’un intérêt marginal.
Le rapport précise en outre qu’« Il y a un paradoxe supplémentaire dans le dossier du réseau des bureaux de poste : alors que l’attention s’est toujours focalisée sur la présence de La Poste en milieu rural considérée comme source de non compétitivité, le principal gisement de productivité se trouve apparemment dans les grands bureaux, qui relèvent de la seule organisation interne de La Poste. »
Nous avons besoin en France d’une stratégie de développement des zones rurales. François Bayrou, le Mouvement Démocrate et moi-même proposons :
1. Le redéploiement et la modernisation des services publics,
2. Le regroupement dans un seul point de rencontre les différents services offerts à la population (Poste, impôts, CAF);
3. La création de maisons médicales dans chaque canton rural;
4. L’implantation systématique des nouvelles technologies;
5. Le développement de zones franches rurales, pour y attirer de nouvelles TPE et PME-PMI, anticipant ainsi les 10aine de milliers de PME qui menacent de fermer à l’horizon de 5 ans à travers nos campagnes françaises pour cause de départ en retraite…
Pour cela, il existe un cadre législatif précis : la loi sur les territoires ruraux. A condition bien sûr d’avoir la volonté politique d’y mettre un contenu. Volonté que je n’ai observé ni à droite ni à gauche ces dernières années. Mais volonté que j’ai clairement trouvé chez François Bayrou et dont je tente à travers cette campagne législative d’être un des fers de lance.
En espérant avoir l’occasion de gagner ta voix à Saint-Genis,
Dévouées salutations.
Céline.