La 4ème circonscription
De Royan Est à La Barde, de Talmont à Archiac : une circonscription rurale, entre terres et océan…
La 4ème circonscription de Charente-Maritime est l’une des plus grandes de France, couvrant environ 8 000 km2.
L’histoire de la structuration de l’ensemble des territoires de Poitou-Charentes est décrite de façon précise par l’Institut Atlantique d’Aménagement des Territoires.
Parmi les principales caractéristiques territoriales de la 4ème circonscription, nous pouvons retenir qu’elle regroupe :
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10 cantons : Archiac, Cozes, Gémozac, Jonzac, Mirambeau, Montendre, Montguyon, Montlieu-la-Garde, Pons et Saint-Genis-de-Saintonge et
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Une partie de Royan (Royan Est) et les deux communes de La Jard et de Colombiers (canton de Saintes est).
S’allongeant, du nord au sud, de Royan Est à la commune de La Barde (canton de Montguyon) sur 137 kms, la 4ème circonscription législative de Charente-Maritime s’étire, d’ouest en est, de Talmont (canton de Cozes) à Archiac sur environ 60 kms. Elle comprend 165 communes dont :
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108 communes de moins de 500 habitants ;
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49 communes entre 500 et 2000 habitants.
… confrontée à des réalités économiques et sociales inquiétantes
Le recensement de l’INSEE de 1999 faisait ressortir que les secteurs d’activité économique sont peu diversifiés et dominés par des activités à faible valeur ajoutée :
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Le secteur tertiaire (60,4% des emplois dont 26% dans le secteur de la fonction publique et para publique et une grande partie de l’activité économique tertiaire traditionnelle tirée par le secteur touristique, essentiellement côtier) ;
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L’agriculture (16,8%) : petites exploitations agricoles, secteur forestier en difficulté, secteur viticole restructuré ;
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L’industrie (14,1%) concentrée sur quelques grandes unités de production : Ciments Calcia, Exploitation de Terres Blanches AGS, pneumatique Zodiac, etc. ;
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La construction (8,7%).
En matière d’emploi, le recensement INSEE 1999 faisait également apparaître les contours d’une réalité sociale délicate :
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35 339 personnes ont un emploi sur 41 776 déclarées actives (soit un taux de chômage s’élevant à 15%) ;
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Les plus jeunes particulièrement frappés avec des taux de chômage élevés (34,1% sur la tranche 20-24 et 21,1 sur la tranche 25-29, 15,9 sur la tranche 30-34) représentant environ 3 200 personnes au chômage sur 14 000 ;
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Les salariés représentent 75,4% des emplois – parmi lesquels 48% disposent d’un CDI quand les non salariés sont constitués à 12,6 de travailleurs indépendants, 8,4% d’employeurs et 3,5% d’aides familiaux.
La structure des salariés par catégories socioprofessionnelles se décompose comme suit :
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Ouvriers : 10 214
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Employés : 9 687
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Professionnels intermédiaires : 5 595
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Agriculteurs exploitants : 3 997
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Artisans, commerçants et chefs d’entreprise : 3 567
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Cadres : 2124 (dont 942 dans le secteur éducation, santé, action sociale, 221 dans l’action sociale)
La dernière édition de l’Atlas Social publié par l’INSEE en octobre 2006 précise davantage encore la situation sociale de nos territoires en donnant une photographie des principaux indicateurs sociaux à l’échelle de la Charente-Maritime.
Un emblème de la problématique rurale en France
Il y a 30 ans, cette partie de la Charente-Maritime était pauvre par comparaison à d’autres zones rurales françaises. Les politiques publiques poursuivies par l’Etat et les collectivités territoriales ont permis de doter ces territoires des infrastructures (transport, communication, logement) nécessaires au développement. Mais, à l’instar de la France, l’entrée dans la mondialisation et son manque de préparation par la puissance publique n’ont pas permis à nos communes de gérer sereinement leur transition agricole. Ainsi a-t-on vu les activités traditionnelles de conchyliculture, viticulture et sylviculture heurtées de plein fouet par la récession et l’ouverture des marchés à la concurrence internationale - à quoi se sont ajoutées plusieurs crises sanitaires et des catastrophes naturelles. Notre économie traditionnelle, alors affectée par différents chocs de filières, s’est vue affaiblie sans trouver de nouveaux ressorts ni voir émerger de nouvelles activités.
Conséquences sociales lourdes pour la Charente-Maritime en général, et la 4eme circonscription en particulier :
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Le salaire moyen perçu par un salarié de Charente-Maritime est le plus faible de la région Poitou-Charentes ;
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La part de la population à bas revenus est plus élevée qu’en moyenne régionale ;
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Le département et la 4ème circonscription détiennent également le taux de chômage le plus élevé : 11,1% en 2004, soit 1,8 point au-dessus de la moyenne régionale. Les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans représentent près de 15% de l’ensemble, c’est le taux le plus élevé de la région ;
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L’évolution du profil d’activité est à rapprocher du vieillissement net de la population. Alors que les jeunes sont poussés au départ, les retraités du Papy-Boom y reviennent ou s’y implantent. La population est plus âgée en Charante-Maritime que dans l’ensemble du Poitou-Charentes : les personnes de 60 ans ou plus représentent 27% de la population du département, presque 2 points de plus que la moyenne régionale ;
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Les assurés bénéficiant de la Couverture Maladie Universelle complémentaire (accordés aux assurés à très faibles ressources) sont proportionnellement les plus nombreux dans ce département que dans le reste de la région ;
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Enfin, la part de la population couverte par l’un des cinq principaux minima sociaux y est supérieure à la moyenne régionale. 3,7% de la population de Charente-Maritime touche le RMI : c’est le taux d’allocataires le plus élevé de toute la région. Un dernier record, intolérable: alors que dans la 4e circonscription l’INSEE révèle des taux très importants “de logements potentiellement ndignes”, la Charente-Maritime est le département ayant le plus faible taux de logement sociaux publics de la région !
Ces chiffres sont d’autant plus révoltants que la Charente-Maritime, et plus particulièrement la 4e circonscription, ne manquent pas de ressources. C’est un territoire riche. La première des richesses : son climat et sa terre. Des atouts majeurs qui pourraient être le moteurs d’une gamme très étendue d’activités allant du tourisme au développement d’industries de hautes technologies, les céramiques par exemple, en passant, bien entendu, par l’agriculture et l’aménagement du territoire.
